Par Véronique Deveaux et Noémie Lavoie
Depuis 1895, Venise accueille une des plus prestigieuses manifestations artistiques en Europe et dans le monde : la Biennale internationale d’art. Chaque année, plusieurs évènements reliés au domaine des arts sont organisés au cœur de Venise. Dans le cadre du voyage d’études à Venise, en partenariat avec l’Université IUAV, Dipartimento di Culture del progetto, nous aurons comme objectif d’aborder les problématiques du design et du commissariat d’exposition dans le contexte d’une institution, telle la Biennale de Venise, ainsi que certains musées civiques de Venise. Le Musée Archéologique National d’Aquilée, l’un des musées les plus importants de l’Empire romain, et le Musée Archéologique National de Venise, l’un des plus anciens musées publics d’Europe, en sont deux particulièrement intéressants. La visite de ces musées nous permettra de prendre connaissance de l’histoire de l’Italie ainsi que sur l’histoire du design d’exposition.
Tout d’abord, le Musée Archéologique National d’Aquilée, qui a été fondé en 1881, est l’un des plus anciens musées du nord de l’Italie. Il contient des découvertes de grande valeur provenant des fouilles menées à Aquilée et ses environs. En plus des collections à l’intérieur, il y a des expositions en plein air et dans les galeries du musée. Les visites à travers les salles du musée immergent les visiteurs dans la vie quotidienne des habitants d’Aquilée à l’époque de l’Empire romain. Le Musée Archéologique National d’Aquilée est un témoin actif du rôle de la ville en tant que centre commercial au carrefour de différentes civilisations et populations. Justement, la colonie romaine de cette commune a été fondée en 181 av. J.-C. dans une double perspective stratégique et commerciale, et son port fluvial a joué pendant des siècles un rôle important dans les échanges entre la Méditerranée et les provinces danubiennes.
Aujourd’hui, l’ancienne commune romaine d’Aquilée est encore principalement recouverte de sédiments alluviaux et à nappe phréatique peu profonde. Des chercheurs peuvent donc fournir des informations sur le patrimoine culturel enfoui. Grâce aux objets religieux, des pierres précieuses d’Égypte et des statues représentant Artémis et Mithra retrouvés dans les salles d’exposition, la présence de divinités orientales à Aquilée est prouvée. De nombreuses mosaïques et des centaines d’inscriptions et de monuments funéraires témoignent des habitudes sociales et des croyances religieuses des habitants romains.
Le Musée Archéologique National de Venise, qui se situe dans les Nouvelles Procuraties, donnant sur la Place Saint-Marc, a été fondé en 1523. Celui-ci possède une extraordinaire collection privée d’artefacts de l’Antiquité, dont des originaux grecs. En outre, on y retrouve dans ce musée des vestiges égyptiens, romains et assyro-babyloniens, des pièces de monnaie, des pierres précieuses, des céramiques paléovénitiennes ainsi que de prestigieuses découvertes datant de la fin de l’Antiquité.
Le Musée Archéologique National de Venise présente en grande partie la collection d’objets d’art anciens provenant de l’héritage Domenico Grimani et de la donation de Giovanni Grimani. Ils léguèrent, respectivement en 1523 et en 1587, la plus grande partie de leurs collections d’objets anciens à la «Sérénissime République de Venise». La majorité des œuvres est venue d’un vignoble près de la Quirinale à Rome, là où Domenico Grimani construisait sa maison. Cette collection est constituée d’environ 200 sculptures grecques et romaines et elle est positionnée dans le hall central, situé dans le premier étage du musée.
En 1811, les dons d’œuvres ont grandement augmenté ce qui a fait que certaines de ces dernières ont dû être exposés au Palais Ducale. Lors de la Première Guerre mondiale, ces œuvres ont été transférés à Florence, pour ensuite revenir à Venise entre 1919 et 1920. Tout au long du siècle, le nombre d’œuvres continue de croître.
En 2016, avec plus de 344 904 visiteurs, ce musée a été classé 18e en termes de site le plus visité de l’État italien. Le musée se trouve à côté du Musée Correr et de la Bibliothèque Marciana. Il est l’un des plus anciens musées publics d’Italie et d’Europe et il contient plus d’une quinzaine de salles.
Le patrimoine, mis de l’avant dans les deux musées archéologiques nationaux, nous aidera à mieux comprendre histoire de l’Italie ainsi qu’en apprendre plus sur sa géographie. Il est intéressant de pouvoir exploré la diversité des collections qui abritent des découvertes d’une valeur exceptionnelle datant de plusieurs siècles.


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